DIDI de MARS

DIDI de MARS

Page vérifiée Créé le 20 juillet 2019 #image #femme #contemporain Contact

DIDI de MARS
  • Qui je suis et quel type de contenu je produis ?
  • Mon nom est Gisèle Didi.
    Observatrice et Sujet Actif au Langage Optique est la meilleure manière que j’ai trouvé pour qualifier mon travail photographique. Il s’agit d’un travail focalisé sur l’intérieur, sur l’être, ses vides et ses trop pleins.

    De 1987 à 2000, je photographie sans relâche les êtres qui m’entourent et particulièrement les femmes. Obsédée par le rapport intime à l’autre, il m’apparaissait alors indécent de faire signer des autorisations de droits à l’image. Trop contractuel et administratif pour le rapport privilégié et sincère que je cherche à tisser. J’avais atteins une limite dans l’usage que je pouvais faire alors de tous ces portraits.


    DIDI

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    En 2000, je découvre avec bonheur le numérique et réalise mon premier site. Je me rencontre alors comme sujet, prenant conscience de la liberté qui s’offre à moi. J’assume donc, non sans douleur, d’être égocentrique. Les séries d’autoportraits s’enchainent à un rythme quotidien avec mes "Chronique ordinaires" durant 3 ans. Puis la recherche prend d’autres formes sans cesser l'autoportrait, mais sans cesser non plus de photographier l’autre.

    Mon objectif est de sentir et de chercher, trimbalant continuellement mon "complexe de l’autodidacte", mais savourant aussi la liberté plus grande encore offerte par l’école de la vie.

    DIDI

    Le 13 février 2019, je décide de reprendre "Chronique ordinaire". Finalement j'y ai toujours pensé. Ce qui me freinait :
    - le fait de reprendre un travail aussi envahissant et dévoilant, 16 ans plus tard, pourquoi ?
    - parce que cette forme de diptyque, intérieur-extèrieur et ses mots-légendes sont un cadre idéal pour moi, ancrée dans un quotidien de femme, dans un pays donné, à une époque donnée, un travail de collecte dans le temps, une narration par touche qui forme une grande tâche
    - l'exercice très chronophage et contraignant de la production quotidienne
    - la vulnérabilité due au fait de se surexposer, de la peur
    - la stimulation permanente due au fait de chercher chaque jour une, des idées
    - la satisfaction de faire puis de mon montrer, de raconter des histoires en images en en mots
    le plaisir de regarder activement le temps passer
    - l’intérêt personnel d'aller chercher en soi toujours plus loin, sur un terrain existentiel et donc universel puis d'en rendre compte
    - l’intérêt pour ce témoignage sur le quotidien et l'ordinaire, fait de tout et rien, sachant que cela prendra son sens dans le temps et l'accumulation.

    Imaginez dans 5 ans, imaginez dans 10, imaginer jusqu'au bout....
    Cela nous échappe à tous, on dirait la vie...

    L'association d'images est postée sur mon site, chaque jour, ou plus, ou presque, et sur les réseaux sociaux Instagram et Facebook, le jour même.

    DIDI


    AUJOURD'HUI/JUILLET 2019

    J'ai 49 ans. Un impérieux besoin me fait trancher sur le fait qu'il me faut avoir mon propre lieu.
    Une galerie/ma planète qui se nomme depuis le 1er juillet "DIDI de MARS".

    DIDI

    Un espace d'exposition, de recherche et de rencontres, un espace de surprise pour le public avec un contenu qui évoluerait, et une vitrine qui montrerait la "Chronique ordinaire" du jour mais aussi d'autres images ou objets-images, ou vidéos qui inviterait à des réflexion et à des échanges.

    Des phrases sur le thème de l'art seront collées sur la vitrine.
    "Une œuvre d'art n'est jamais immorale. L'obscénité commence où l'art finit". (Raymond Poincaré)
    "L'art dans son ensemble n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un art de survie... Nous débrouiller dans ce monde de désagréments"...
    (Thomas Bernard)
    "L’œuvre d'art est une exagération"
    . (André Gide)

    Des photographies seront en vente mais aussi des installations, des vidéos, des objets dérivés.

    Faire de ce lieu, une curiosité.

    Une galerie situé à Lormes (58140), dans la Nièvre, 13 rue du pont national, à côté de la galerie de l'association culturelle L'oeil à facettes (https://www.facebook.com/loeilafacettes) pour laquelle nous déployons beaucoup d'énergie depuis 5 ans maintenant, avecThierry Vasseur (www.thierry-vasseur.fr), mon mari, photographe également et d'autres personnes décisives. Toujours animés par cette passion pour l'art et ce besoin d'en tapisser nos maisons, nos villages, nos villes, nos mondes pour mieux s'entendre les uns les autres, pour mieux faire corps en tant qu'humain parmi les humains.


    LES MOTS DES AUTRES

    « La liberté est forcement à l’intérieur puis elle rayonne quand on trouve sa place ou reste sourde et muette, enfouie. C’est selon moi le combat, la recherche d’une vie. »

    Gisèle Didi conclut ainsi notre entretien. De cette recherche débute l’ensemble de son travail : trouver son identité, se demander qui nous sommes, quelle est la place que nous voudrions avoir dans la vie, et perpétuer cette quête universelle de sens. Pour cela, il est nécessaire de revenir à l’essentiel, à la naissance, à l’image de soi tout d’abord déterminée par le regard de ses parents, par son environnement puis finalement se définir à travers cette identité acquise, indistincte, d’autant plus fragile pour une femme encore prisonnière de conventions ancestrales. Et continuer d’avancer avec cette image toute faite et peut-être inexacte, avec ce regard que l’on porte sur soi et se réinventer, se connaître, se faire aimer et finalement mourir au seuil de ces révélations toute une vie poursuivies. Chaque artiste mène ce combat, et emprunte des chemins de connaissances à travers différents médias, avec plus ou moins de violence et de questionnements. Gisèle Didi est une artiste, une femme, qui exprime aujourd’hui très justement cette incessante réflexion identitaire à travers une recherche intime, joyeuse, quelque fois torturée et pleine de dérision. Longtemps, Gisèle s’est auscultée et analysée, premier sujet de son étude. De multiples autoportraits et portraits de famille, avant et plus tard elle se tourne vers l’autre, qui a finalement toujours été au premier plan de sa vie et de ses préoccupations. L’autre, c’est tout elle. Mais elle a eu besoin de se disséquer pour tourner ses questionnements vers celle qui n’était pas elle mais lui ressemblait tellement. Chacune peut se retrouver dans ce travail et faire partie intégrante de cette recherche éperdue et mystérieuse : « Qui est-on ?».
    Texte de Fanny Lasserre, Des femmes d'ici, 2017

    Plutôt que de cultiver la chimère, les femmes de Gisèle Didi sont telles quelles tout en acceptant les jeux que l’artiste leur impose. Elles séduisent. Ou inquiètent. Ne s’en laissent pas compter sans doute. Et ce même si la photographe fait abstraction des normes voire des convenances - juste ce qu’il faut toutefois - en ce qui tient de préludes à certaines aventures. Mais les images restent (partiellement) elliptiques pour mieux troubler le regard. Tout est là de manière douce et jamais "sexhibitionniste". Le corps féminin comme sa photographie reste de l’ordre de l’effleurement et de l'humour. Surgit la promesse d'un autre horizon et d'une dérive à la fois photographique et peut-être existentielle. Les images engendrent des ouvertures. Elles offrent un laps temporel au songe et ne le vident jamais de substance. Elles permettent de ranimer une présence que l’artiste dirige et dont il ne s’agit surtout pas de se dégager.
    Texte de Jean-Paul Gavard-Perret, Gisèle Didi, Préludes, 2017

    Le tra­vail de Gisèle Didi réin­vente l’intime. Un cou­rant sourd avance avec ses remous dans le ruis­sel­le­ment du corps. Les fron­tières se délitent dou­ce­ment entre ce qui devrait être cer­tain et ce qui est visuel­le­ment per­mis… Par­fois avec un « regard caméra », ce terme qui désigne le fait qu’un per­son­nage regarde en direc­tion de l’objectif et le fixe. Par lui, l’artiste per­met de pré­ser­ver le réa­lisme de la nar­ra­tion et « contre per­mettre » un réa­lisme d’une toute autre nature : celui d’un dia­logue. C’est le nœud du pro­blème en termes de fond. Il est mis en ten­sion par la forme. Mais un tel dia­logue n’a rien de la rigi­dité qu’impose tra­di­tion­nel­le­ment le lan­gage à tra­vers la parole. L’artiste est plus fidèle aux signes du corps. C’est bien cette confiance dont il est question dans les choix de Gisèle.
    Extrait du texte de Jean-Paul Gavard-Perret, Les choix de Gisèle Didi, 2016

    Le monde de Gisèle Didi est profondément mélancolique. Ce n’est pas qu’il n’y ait pas de bonheur. Il est même à la mesure de cette mélancolie, il scintille sur son fond diffus. Que signifie ici mélancolie, si l’on veut éviter les poncifs sentimentaux ? Certainement pas un état d’abattement et de passivité ! Je dirai, très simplement, que la mélancolie est la forme pure de la pensée. Chez la photographe, la mélancolie a la force d’une herméneutique. Gisèle, dans sa quête qui ne se terminera jamais, ne renonce jamais au pouvoir que nous avons de penser. La mélancolie, c’est l’affirmation que notre destinée est de penser, face au manque croissant de pensées, à la prolifération anarchique des pensées, à leur démission. Gisèle Didi ne fuit pas, elle sacrifie tout au sens des choses et des êtres, à la densité du réel comme étant notre signification obscure, définitive, inachevée pourtant.
    Extrait du texte de Jean-Pierre Maurel, Puissance de la mélancolie, 2013


    MES PREMIÈRES SOURCES D'INSPIRATION

    Diane Arbus, Lewis Hyne, Marc Attali, Nan Goldin, Sophie Calle, Cindy Sherman, Wolfgang Tillmans, Francesca Woodman, David Nebreda, Marina Abramovic, Tracy Moffatt, Catherine Opie, Martin Parr, Roman Opalka, Urs Lûthi, Valie Export, Shirin Neshat, Yayoi Kusama ...

  • Pourquoi suis-je sur Tipeee ?
  • Ce travail quotidien, je le ferai quoi qu'il arrive, mais les moyens me manquent.
    Les moyens de ne pas tout faire en étant pressée et en permanence inquiète du coup de fabrication de chaque action, les moyens de me pauser pour chercher et produire, les moyens qui apportent un peu de paix à l'esprit, les moyens d'être encouragée, puisque chaque jour n'est que doute, les moyens d'identifier un public pour lequel un tel travail raisonne.

    Et par dessus tout, les moyens d'aller plus loin dans mon travail d'incarnation.

    Être photographe, avoir été modèle pour d'autres photographes qui ont partagés ma vie, être mon propre modèle par praticité, par liberté, et pour la curiosité de me regarder vieillir, m'éloigner de cette image que je trimbale depuis toujours et pour toujours, m'être inventé le personnage Pénélope qui se veut légère et colorée, être moi-même dans toutes ces strates et sentir la vie plus puissamment en ayant la certitude de faire la seule chose que je sais faire, la seule chose que j'aime faire, la seule chose que je veux faire, la seule chose qui me rend ce monde supportable, créer et montrer.

    De nature peu bavarde et discrète, et oui..., j'ai cependant grand besoin de parler, d'exprimer des pensées sourdes parfois indicibles et c'est à vous tous que j'aimerai dire avec mes mots à moi qui se déchiffrent sans frontière de langage, en images.

    Et à présent, ce lieu à faire vivre et à personnifier, ce loyer à payer, ces travaux à réaliser, une nouvelle vie professionnelle à affirmer, une identité donnée à voir à assumer et qui doit mûrir.

    Et bien sur des ressources financières à trouver...toujours...



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    Mes remerciements les plus chaleureux et déjà un fort sentiment d'encouragement.

    Merci encore!
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    C'est un encouragement certain. Je vous propose un bref récit privé et illustré, lié au mois en cour.

    Remerciements émus!

    Pour 10 euros de don

    Vous êtes un précieux soutien. Je vous enverrai par mail une photographie inédite faite dans le mois.


    Je vous embrasse!

    Pour 50 euros de don

    Cinq comme vous me permettent de payer le loyer de la galerie. C'est formidable! En remerciement, je vous enverrai un tirage format 20x30 d'une page de ma Chronique.ordinaire, au choix et le choix ne manque pas...

    Je vous embrasse et je pleure de joie!
    Pour 100 euros de don

    Vous êtes merveilleux! Je vous invite à venir vous faire tirer le portrait chez "DIDI de MARS", 13 rue du pont national, 58140 Lormes et vous repartirez avec 2 tirages format 20x30 de cette séance. Prendre rendez-vous au préalable.