Paye ton divorce !

Paye ton divorce !

Page vérifiée Créé le 17 août 2019 #podcast #féminisme #divorce Contact

Paye ton divorce !
  • Qui je suis et quel contenu je propose
  • J'ai 45 ans, deux enfants et je viens de divorcer.

    Je suis également féministe et militante. 

    Aujourd'hui je créé le site et le podcast Paye ton divorce. Mon projet s'articule autour de deux thèmes aussi triviaux qu'essentiels : 

    1. La facture multiforme et méchamment salée dont les femmes doivent s'acquitter avant, pendant et après le divorce. Facture relationnelle, affective, émotionnelle, sociale et financière : nous payons chaque jour - souvent très cher, au-dessus de nos moyens et pendant des années - le prix et les conséquences d'une décision qui pour certaines était au mieux une nécessité personnelle, au pire une question de survie. Et ne parlons même pas de celles qui subissent un divorce non désiré, sans oublier celles dont la situation est un mélange de tout ça. 

    2. La gestion globale du divorce quand on est une femme, au-delà de l'image d'Épinal qu'on nous survend dans les médias, en essayant de nous faire gober que le divorce n'est plus aujourd'hui qu'un événement banal et quasi incontournable dans notre société si moderne et si cool.

    Ce joyeux décor étant planté, je parlerai également de violences conjugales (Mais si, restez, ça va être bien !)

    Je propose donc des chroniques, sous la forme d'un podcast, ainsi que des articles, qui couvriront une assez large palette de sujets, des plus pragmatiques aux plus drôles. Du moins je l'espère, car je n'ai pas encore répondu à la question "Peut-on rire en parlant des seaux de merde qui nous sont tombés sur la gueule alors qu'on signe avec les dernières gouttes de son sang un chèque pour son avocate ?", mais a priori je pense que oui.

    Je n'ai pas prévu de recueillir des témoignages à ce stade : il serait incorrect de monétiser le contenu (et donc le travail) d'autres personnes. 

  • Ma présence sur Tipeee
  • Si j'étais assez maligne pour vendre du rêve à mon public dans le but de lui faire mettre la main au portefeuille, j'enfilerais le costume de la meuf enthousiaste qui a besoin de vous mais pas trop ("Le projet a besoin de vous ! Construisons-le ensemble !"), afin de vous encourager sans avoir l'air de mendier. Il ne faut pas se louper quand on demande de l'argent tout en assurant aux gens que ce sont eux qui y gagnent. 

    Je poserais donc ici un super storytelling autour de mon envie de partage, de mon ambition de me dégager du temps pour offrir le meilleur de moi-même et bâtir ensemble un avenir sans dettes et sans nuages, et surtout je flatterais l'ego des futurs sponsors en leur expliquant qu'ils sont sur le point de contribuer à une belle aventure - humaine, artistique et tout et tout. Ou alors je tenterais de faire pleurer dans les chaumières en expliquant que je ne pourrai bientôt plus payer mon loyer, prenant alors le risque de déprimer tout le monde.

    Sauf que dans les conseils donnés ici pour compléter le champ "Pourquoi suis-je sur Tipeee ?", la plateforme indique ceci : "Ici, il s'agit d'expliquer pourquoi vous avez décidé d'avoir recours au tip participatif, quels sont vos objectifs, ce que le soutien des internautes pourrait changer dans votre vie, dans la qualité ou le rythme de vos contenus, et ce que vous voudriez faire des tips que vous récolterez. La transparence, c'est important et c'est souvent la clé d'une bonne campagne de financement participatif." Je suis assez d'accord avec tout ça. 

    Alors reprenons :

    Pourquoi ai-je décidé d'avoir recours au tip participatif ?

    Parce que j'ai besoin de bouffer et que je suis à la fois optimiste et créative. J'ai divorcé en 2019 et dans la foulée j'ai perdu mon boulot, pas de bol. En tant que travailleuse indépendante je n'ai bien sûr pas droit au chômage, c'est la règle. Pour l'instant, pas de retour à mes 4256 candidatures et d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi je ne trouve pas de travail, car je traverse la rue plusieurs fois par jour. Macron a peut-être une réponse à m'apporter sur ce point.

    L'idée de ce site m'est venue en février, mais je l'ai mise de côté parce qu'en pleine procédure de divorce, ce n'était pas le moment. La perte de mon boulot cet été, la rage au ventre en mode "Après tout j'ai plus rien à perdre, je fonce" et une dose assez indécente de confiance en moi m'ont poussée à le mettre sur pied avec l'absolue conviction que ça peut intéresser des gens. 

    Quels sont mes objectifs ?

    Ils sont nombreux et ambitieux. Parmi les plus immédiats et les plus sexy, je citerai : bosser sur un contenu propre, utile et en générer de quoi vivre, c'est-à-dire payer mon loyer, acheter de la bouffe et régler mes factures. 

    Qu'est-ce que le soutien des internautes pourrait changer dans ma vie, dans la qualité ou le rythme de mes contenus ?

    Mon travail générerait un revenu, c'est très prosaïque. Ça me permettrait de boucler mes fins de mois, mes milieux de mois et mes débuts de mois. N'est-il pas tentant de participer à une aussi belle aventure humaine et artistique ? (Voir plus haut).

    Ce que je voudrais faire des tips que je récolterai ?

    Alimenter le projet, vivre et dormir tranquille.

  • Les contreparties
  • Normalement c'est là que je pioche dans la novlangue branchouille start up pour vous faire croire qu'en me payant c'est vous qui décrochez la timbale. 

    Tipeee donne comme conseil dans ce champ de saisie : "Parlez de vos contreparties et de l'avantage que les internautes auront à vous "tiper". Les contreparties doivent être symboliques et exclusives. Il faut que vous fassiez comprendre à vos futurs tipeurs qu'en vous soutenant, ils prennent non seulement part à votre aventure, mais qu'ils obtiennent également quelque chose d'unique !"

    Pour l'aspect symbolique des contreparties, ça va être facile : le type de contenu que je produis ne se prête pas - à ce stade du moins - à des contreparties matérielles. Je pourrais promettre des mugs estampillés "Paye ton divorce !" ou des t-shirts sur lesquels j'aurais fait imprimer les phrases les plus merdiques de mon ex-mari, mais quelque chose me dit que ce n'est pas très pertinent à ce stade.

    Pour ce qui est de la participation à mon aventure, pas de problème non plus : quoi de plus enivrant que de militer pour l'émancipation de La Fâme en contribuant au remplissage du caddie d'une divorcée qui a la gentillesse de vous faire marrer, réfléchir et grincer des dents avec du contenu de qualité ? Reconnaissez que c'est une chance inespérée pour vous. En toute objectivité.

    En ce qui concerne l'obtention de quelque chose d'unique : je cherche encore une phrase percutante à insérer ici, je reviens vers vous ASAP.

  • Mini CV vite fait
  • De 1996 à 2007 j'ai fait tous les boulots pour lesquels on a bien voulu me payer, ce dont je m'estime chanceuse.

    En 2004 et en parallèle du travail et des enfants, j'ai repris des études. 

    Entre 2007 et 2014 j'ai été journaliste, chroniqueuse et autrice. 

    Et de 2011 jusqu'à cet été, j'ai exercé en tant que directrice de projets éditoriaux et social media manager.